lundi 13 avril 2026

Se sentir "représenté" par l"'équipe de France de foot, ou en se connectant à Facebook... Se sentir naturellement hors du jeu, paria, original... entre France des terroirs et France des Media qui se rejoignent au comptoir du grand marché... 




Se recentrer, ressourcer... ou se planquer ? Ticket d'entrée en Val de Suse...



ou, du jour au lendemain... à Voltaggio, Alexandrie... 1h de Gènes, 4h de Grenoble, 5 de Villar Loubière ou Marseille (comme Dunes de Marseille)... 



vendredi 6 février 2026

Where #005 • Val d'Aveto

J'ai toujours ressenti difficilement le regard des autres. Celui de mon père était neutre, toujours partant pour l'encouragement, jamais totalement investi... toujours en joie d'un ailleurs l'attendait ma mère qui aujourd'hui vit ce manque dans l'autre sens. 

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jeudi 30 octobre 2025

Lycanthrope ?

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lycanthrope

Un lycanthrope /li.kɑ̃.tʁɔp/[1], plus connu en français sous le nom de loup-garou /lu.ɡa.ʁu/[1], est, dans les mythologies, les légendes et les folklores principalement issus de la civilisation européenne, un humain qui a la capacité de se transformer, partiellement ou complètement, en loup, ou en créature anthropomorphe proche du loup.

Cette transformation peut être due à plusieurs causes, comme une malédiction ou un rituel volontaire, et plus récemment la morsure ou griffure d'un loup ou d'un autre lycanthrope. Elle se déclenche généralement durant la nuit et à chaque pleine lune, condamnant le lycanthrope à errer sous forme de loup jusqu'au matin. Les histoires de lycanthropes sont mentionnées depuis la mythologie grecque, elles se sont étendues à de nombreux pays européens, et plus récemment au monde entier. Les lycanthropes sont majoritairement décrits comme des êtres maléfiques possédant les capacités du loup et de l'homme à la fois, une force colossale, et d'une grande férocité puisqu'ils sont capables de tuer de nombreuses personnes en une nuit. Ils se rappellent rarement leurs méfaits nocturnes après avoir repris forme humaine.

Hormis par l'utilisation de costumes, la transformation physique d'êtres humains en loups est impossible. Cependant, bon nombre de personnes, y compris érudites, y ont cru pendant des siècles, et cette croyance perdure parfois encore. La lycanthropie est aujourd'hui scientifiquement reconnue comme symptôme d'une maladie mentale dans laquelle la personne se croit changée en loup, on parle alors de lycanthropie clinique.

Le thème de la lycanthropie est devenu un sujet de fiction moderne fréquent, abondamment repris dans les arts, les littératures fantasy et fantastique ainsi que l'audiovisuel, il est au centre d'un très grand nombre de films d'horreur et de sagas, bien que ces lycanthropes modernes puissent avoir des caractéristiques différentes des légendes classiques.

Étymologie et terminologie[modifier | modifier le code]Lycanthrope, d'abord licautrope[réf. nécessaire], est un emprunt savant à partir de la renaissance à la langue grecque λυκάνθρωπος / lykánthrôpos (de λύκος / lúkos, « loup », et ἄνθρωπος / ánthrôpos, « homme »)[2], il désigne donc un être humain qui est ou se croit transformé en loup. La thérianthropie ou la zooanthropie désignent la transformation d'un être humain en animal ou la transformation inverse, qu'elle soit partielle ou complète. Elle s'applique donc au lycanthrope et au loup-garou, mot utilisé de manière générique en Europe occidentale pour désigner tous les lycanthropes. Le terme « lycanthropie » a longtemps désigné la transformation physique ou mentale d'un homme en tout type d'animal[3], mais le terme thérianthropie tend aujourd'hui à s'y substituer.
Loup-garou est un terme attesté en ancien français sous les formes leus warous (« homme-loup »)[4] au xiie siècle dans la chanson de geste Mainet (auteur anonyme), de leus (« loup ») et de warous (formes normanno-picardes) et sous les formes altérées garwaf, garvalf, garval au xiie siècle également, dans les lais de Marie de France, lui-même issu du francique *wariwulf ou *werwolf (« homme-loup »)[5][source insuffisante], mot reconstitué d'après le moyen bas allemand warwulf de même sens. Le dialecte normand utilise d'ailleurs le terme de varou, d'un ancien normand probable *warouf (cf. le Mont Varouf à Guernesey).

Le mot garou est un proche parent de l'anglais werewolf lui-même issu du vieil anglais wer (ou were) dérivant de l'indo-européen *wiro (« homme » qui a donné vir en latin) et de wulf (« loup » en vieil anglais)[5][source insuffisante]. En somme, comme le fait remarquer Henriette Walter, le mot français loup-garou est un pléonasme puisque garou, du francique *wariwulf ou *werwolf, veut déjà dire « homme-loup »[6].

Le terme français loup (anciennement leu en picard et en normand du nord est) est issu du latin lupus. Selon Collin de Plancy, qui travaille selon une étymologie populaire, le nom de loup-garou signifie « loup dont il faut se garder », car gar- est réinterprété comme le déverbal de garer[7]. En Bourgogne par exemple, où /w/ n'a pas évolué en /gw/ comme en français central, mais a muté en /v/, en normand également où l'on parle du varou tout simplement[8]. Rougarou est une évolution indépendante du terme français loup-garou en Louisiane, région d'Amérique où immigrèrent des colons francophones[9]. Aux Caraïbes, autre région de peuplement francophone, on emploie le nom de Loogaroo[10] ».Wer(e)wolf est le terme anglais équivalent du français loup-garou. Wolf est issu du vieil anglais (anglo-saxon) wulf, qui procède du germanique commun *wulfaz[11]. Wolf voulant simplement dire loup[12]. Les termes allemand Werwolf et néerlandais weerwolf sont issus du même étymon germanique. Les termes scandinaves : islandais varúlfur, norvégien / danois varulv, ancien suédois varulf passent pour des emprunts au moyen bas allemand warwulf, un mot norrois *varúlfr.
Versipelle ou versipellis est un terme latin équivalent, utilisé par Pline l'Ancien. Il signifie « qui retourne sa peau »[13].
Volkodlak est un terme slovène issu de volk (« loup ») et dlak (« poil ») qui désigne le loup-garou d'après Ernest Jones[12] (« Voukodlak » -вукодлак- en serbo-croate ; vlkodlak en tchèque et slovaque). En russe, loup-garou signifie littéralement « voleur »[n 1],[14].
Vîrcolac[réf. nécessaire] est le terme roumain, emprunté au bulgare vŭrkolak[réf. nécessaire] (върколак). Il désigne, en roumain, aussi bien un vampire, un revenant, un fantôme, qu'un loup-garou, et, en tout cas, un être fabuleux susceptible de cacher, en les dévorant, le soleil et la lune. En grec, le mot est βρυκόλακας / vrykólakas. Ces termes étant également utilisés pour désigner le vampire, cela indique un rapport étroit entre ces deux créatures.

Boris Vian joue avec le mythe et les mots en définissant, dans son recueil Le Loup-garou, l'anthropolycie (ἄνθρωπος / ánthrōpos « homme, être humain » et λύκος / lúkos, « loup ») comme le fait, pour un loup, de se transformer en homme une fois mordu par l'un d'eux[15].

mercredi 29 octobre 2025

Loup Garous alpins

 Par Grok

Points clés sur la légende du loup-garou alpin

  • La recherche suggère que la légende du loup-garou alpin est ancrée dans le folklore des régions montagneuses françaises comme la Savoie, le Dauphiné et la Haute-Savoie, où les paysages escarpés et isolés favorisent les récits de transformations nocturnes et de peurs ancestrales.
  • Ces êtres, souvent des hommes maudits par un sort, un pacte diabolique ou une punition divine, se transforment en loups sous la pleine lune pour attaquer humains ou bétail, reflétant des explications culturelles à des phénomènes comme les attaques de loups réels ou des troubles psychologiques.
  • Des controverses persistent sur leur origine : certains y voient des manifestations de lycanthropie clinique (croyance pathologique en la transformation), tandis que d'autres les lient à des événements historiques comme la Bête du Gévaudan, un loup géant perçu comme surnaturel, ou à des influences mythologiques gréco-romaines et germaniques.
  • Il semble probable que ces légendes servent de métaphores pour des thèmes sociaux, comme la marginalité, la pauvreté ou la peur de l'inconnu dans les communautés isolées des Alpes.

Description et caractéristiques

Le loup-garou alpin est typiquement dépeint comme un humain se métamorphosant en une bête hybride : corps poilu, museau allongé, yeux rouges ou brillants, queue touffue, et capable de bonds impressionnants. Il est souvent invulnérable aux armes ordinaires, mais sensible aux balles d'argent bénites ou à des blessures révélant son identité humaine. Dans les variantes germaniques des Alpes (comme l'Alp), il adopte des formes animales variées, incluant le loup, et provoque des cauchemars en s'asseyant sur la poitrine des dormeurs. Les transformations sont liées à la pleine lune, des onguents magiques ou des peaux animales.

File:Loup garou 02.jpg - Wikimedia Commons

Origines historiques

Les racines remontent à l'Antiquité grecque avec des rites lycanthropiques en Arcadie, influençant l'Europe médiévale. En France alpine, les croyances se cristallisent au Moyen Âge avec des procès pour sorcellerie au XVIe-XVIIe siècles, comme en Savoie où des accusés avouent des pactes diaboliques. Le contexte de famines et d'attaques de loups réels amplifie ces mythes.

Légendes notables

  • En Savoie : Un colporteur et son fils, hébergés par un militaire, voient un loup dans l'écurie sous pleine lune ; le tir révèle la mère du militaire, maudite par un prêtre pour impôt impayé.
  • En Haute-Savoie : À Chaumontet près d'Annecy (XVIIe siècle), un sorcier-loup-garou hante les forêts sombres.
  • Bête des Vosges : En 1977, une créature loup-garou attaque du bétail dans les montagnes vosgiennes, laissant des traces géantes.

Un territoire propice pour entretenir le mythe du loup-garou


La légende du loup-garou alpin, ou lycanthrope des montagnes, fait partie intégrante du patrimoine folklorique des Alpes françaises, suisses et autrichiennes, où elle fusionne peurs ancestrales, explications surnaturelles et observations de la nature. Ces récits, transmis oralement lors de veillées hivernales dans les chalets isolés, servent à moraliser les communautés rurales, à expliquer des disparitions ou attaques animales, et à personnifier les dangers des forêts sombres et des cols enneigés. Bien que souvent confondue avec des légendes plus larges de loups-garous en Europe, la variante alpine met l'accent sur l'isolement géographique, les transformations liées à la lune et aux malédictions locales, influencée par un mélange de traditions celtiques, romaines et germaniques. Des ethnologues comme Charles Joisten ont collecté ces contes en Savoie et Dauphiné, révélant un bestiaire riche où le loup-garou côtoie vouivres, dahus et dragons. Historiquement, ces mythes émergent au Moyen Âge, amplifiés par des procès pour sorcellerie au XVIe siècle, et persistent jusqu'au XXe siècle comme explications à des phénomènes psychologiques ou zoologiques. Des controverses subsistent : certains chercheurs y voient des cas de lycanthropie clinique (délire de transformation), tandis que d'autres les relient à des loups hybrides ou à des serial killers masqués, comme dans l'affaire de la Bête du Gévaudan. Aujourd'hui, ces légendes inspirent tourisme culturel, festivals et médias, préservant un héritage face à la modernisation des Alpes.

Contexte historique et culturel

Les origines du loup-garou remontent à l'Antiquité : Hérodote mentionne des Neuri se transformant en loups, tandis que Pline l'Ancien décrit des rites arcadiens où des cannibales deviennent loups pour neuf ans. En Europe alpine, influencée par les mythes germaniques, l'Alp – un démon cauchemardesque – partage des traits avec le loup-garou, se métamorphosant en loup ou en autres animaux pour tourmenter les dormeurs, causant paralysies et nightmares (Alpdruck). Au Moyen Âge, Gervais de Tilbury (XIIe siècle) rapporte Raimbaud d'Auvergne, un soldat devenu loup sous pleine lune, attaquant enfants. En France alpine, les croyances culminent au XVIe-XVIIe siècles avec des cas comme Pierre Burgeot et Michel Verdun (1521), bergers se transformant via onguent diabolique pour tuer. Le Dauphiné et la Savoie, régions de forêts denses et d'isolement hivernal, favorisent ces récits : famines et attaques de loups réels (comme en Bas-Dauphiné près des verreries) sont rationalisés par le surnaturel. Au XVIIIe siècle, la Bête du Gévaudan terrorise le Massif Central voisin, perçue comme loup-garou invincible aux balles ordinaires. Des remèdes incluent l'aconit ("tue-loup") suspendu aux portes ou des balles bénites. Culturellement, ces légendes moralisent : le loup-garou punit les pécheurs, comme des impôts impayés ou des pactes rompus.

Les loups-garous |

Légendes spécifiques des Alpes françaises

Les contes varient par vallée, souvent collectés au XIXe siècle par folkloristes. En Savoie, "La mort du loup-garou" raconte un colporteur et son fils hébergés par un militaire ; sous pleine lune, un loup apparaît dans l'écurie, et le tir révèle la mère maudite par un prêtre pour non-paiement d'impôt ecclésiastique. Dans les Vals du Dauphiné, des loups-garous hantent les verreries forestières, liés à des eaux et sources magiques. En Haute-Savoie, à Chaumontet près d'Annecy (XVIIe siècle), un sorcier se transforme en loup-garou dans les forêts ténébreuses, profitant des grottes et gorges pour ses méfaits. La Bête des Vosges (1977) dans les montagnes vosgiennes – extension alpine – attaque du bétail, laissant des traces géantes, perçue comme loup-garou moderne. Dans le Jura alpin, des contes mêlent loups-garous à vouivres et sorcières.

Variantes et connexions européennes

Dans les Alpes germanophones (Suisse, Autriche), l'Alp est un esprit maléfique shapeshiftant en loup, causant cauchemars en s'asseyant sur les poitrines, lié à des malédictions comme naître avec une coiffe. Des similitudes avec le volkodlak slovène, un loup-garou mélancolique. Le tableau suivant résume les principales variantes :

RégionNom ou varianteDescriptionÉléments clésExemples historiques
SavoieLoup-garou classiqueHomme maudit se transformant sous pleine lune, attaquant écuries.Malédiction ecclésiastique, révélation par blessure.Mort du loup-garou (colporteur tire sur loup-mère).
DauphinéLoup-garou des eaux/verreriesLié à sources magiques, hantant forêts industrielles.Onguents, pactes diaboliques.Attaques près des verreries au XVIIe siècle.
Haute-SavoieSorcier-loupRéside dans grottes et forêts sombres.Transformation nocturne, terreur locale.Chaumontet près d'Annecy (XVIIe siècle).
Vosges (pré-alpin)Bête des VosgesCréature loup-garou moderne attaquant bétail.Traces géantes, invulnérabilité perçue.Attaques de 1977 (300 animaux).
Alpes germanophonesAlpDémon shapeshiftant en loup, causant cauchemars.Chapeau magique, paralysie du sommeil.Folklore teutonique médiéval.

Analyse approfondie et controverses

Skeptiques attribuent ces légendes à des loups réels amplifiés par la peur, comme lors de famines, ou à des hallucinations (ergotisme, psychotropes). Proponents citent témoignages historiques et similitudes globales. Dans le contexte alpin, l'isolement hivernal favorise l'imaginaire, comme noté dans des podcasts sur l'histoire montagnarde. Modernement, ces mythes influencent littérature (Giono) et cinéma (Netflix sur loups-garous du Sud-Est), promouvant tourisme dans parcs comme les Ballons des Vosges. Recherches futures pourraient explorer ADN de loups historiques pour démystifier.

Le Loup-Garou”, circa 1857. Illustration by Maurice Sand ...

Citations clés

Dahu

Le Dahu, par Grok.


Points clés sur les origines historiques du Dahu

  • Les recherches suggèrent que la légende du dahu émerge principalement au XIXe siècle dans les communautés montagnardes francophones, coïncidant avec l'essor du tourisme alpin et de l'alpinisme, bien que des traditions orales puissent remonter plus loin.
  • Elle semble avoir pour origine un canular ludique ou un rite d'intégration, utilisé par les ruraux pour se moquer des citadins naïfs ou initier les apprentis, reflétant des dynamiques sociales dans les villages isolés.
  • L'étymologie reste incertaine, souvent liée au sanskrit "daru" (bois, arbre ou pin), avec des mentions potentielles dans des textes anciens comme la Guerre des Gaules de Jules César ou des journaux du XVIe siècle, bien que ces liens soient débattus et probablement folkloriques.
  • Aucune région ne peut revendiquer une origine exclusive, mais elle est fortement associée aux Alpes françaises, au Jura, aux Vosges et aux Pyrénées, avec des parallèles en Suisse, Italie et même Écosse, indiquant une diffusion culturelle large.
  • Les preuves penchent vers un artefact culturel plutôt qu'une créature réelle, inspiré d'animaux alpins comme le chamois ou le bouquetin, avec des débats sur l'influence d'anomalies génétiques fictives ou de chimères médiévales.

Description et caractéristiques

Le dahu est dépeint comme un mammifère semblable à un chamois ou un bouquetin, avec des pattes asymétriques – plus courtes d'un côté – adaptées aux pentes raides, l'obligeant à tourner toujours dans le même sens autour des montagnes. Les sous-espèces incluent le lévogyre (sens antihoraire) et le dextrogyre (sens horaire), ajoutant un élément humoristique aux récits de reproduction. Cette adaptation explique son caractère insaisissable dans le folklore.

Rôle culturel

Il sert d'outil social pour le lien communautaire, souvent via la "chasse au dahu", un canular nocturne où l'on force l'animal à se retourner pour le capturer, révélant ensuite la farce. Les méthodes impliquent des appels ou des pièges, fonctionnant comme un bizutage pour apprentis ou touristes.

Évolution au fil du temps

Des récits oraux du XIXe siècle, il évolue en icône culturelle moderne, mascotte des JO de Grenoble 1968, et attraction touristique. Aujourd'hui, il persiste dans festivals et médias, mêlant humour et préservation patrimoniale.


Le dahu, figure emblématique du folklore montagnard français, incarne un mélange d'humour, de rituel social et d'imagination adaptée aux paysages escarpés. Cette créature légendaire, souvent décrite comme un quadrupède aux pattes inégales conçu pour les pentes abruptes, captive les communautés rurales depuis des générations. Bien que son existence repose sur la farce et la tradition orale, ses origines historiques offrent un aperçu des dynamiques culturelles, linguistiques et de l'interaction entre locaux et outsiders au XIXe siècle en Europe. Tiré d'études ethnographiques, de textes historiques et de comptes régionaux, ce panorama explore l'étymologie, les premières mentions, les variantes régionales et le contexte plus large, reconnaissant les débats sur ses débuts précis en raison de la nature orale du folklore. Les sceptiques le voient comme une pure invention pour l'amusement, tandis que les historiens culturels le considèrent comme un reflet de la vie pastorale et de la résistance à l'urbanisation. Aucune preuve physique ne soutient sa réalité, mais sa longévité souligne le rôle du folklore dans l'identité et le tourisme.

Contexte historique et culturel

La légende du dahu émerge probablement au début du XIXe siècle, lors de l'exode rural industriel, quand les villages montagnards font face à la dépopulation. Cette époque voit l'essor de l'alpinisme et du tourisme, amenant des "gens des plaines" urbains que les locaux taquinent pour affirmer leur supériorité culturelle ou favoriser l'intégration. La "chasse au dahu" apparaît comme une activité de groupe nocturne, souvent hivernale, avec des tactiques comme des sacs, bâtons ou appels pour déséquilibrer la créature – révélant la supercherie au victime. Cela reflète des pratiques de bizutage mondiales, renforçant les liens communautaires pendant les périodes agricoles calmes. À la fin du XIXe siècle, la légende se propage avec le tourisme, passant de contes verbaux à des récits écrits et adaptations modernes comme des bandes dessinées ou festivals.

Des ethnologues comme Fabio Armand (2020) le cadrent comme un "imaginaire narratif" d'un animal chimérique, symbolisant l'adaptation à des environnements extrêmes. Influences de la faune réelle, comme l'agilité du chamois sur les pentes, inspirent ses traits, avec des explications pseudo-scientifiques (ex. : anomalies génétiques d'un croisement ibex-chamois) ajoutant de la crédibilité moqueuse. Dans la culture contemporaine, il promeut l'écotourisme, avec des sites comme Nendaz en Suisse proposant des "chasses" guidées.

Étymologie et racines linguistiques

Le nom "dahu" (ou "dahut") a des origines débattues, Frédéric Mistral le reliant au sanskrit "daru" (bois, arbre ou pin), évoquant un animal s'appuyant sur des arbres pour la stabilité. Des références anciennes incluent la Guerre des Gaules de Jules César (Ier siècle av. J.-C.), décrivant une bête s'adossant à des arbres, et une entrée de 1583 dans le Journal d’un bourgeois de Paris mentionnant "Daru" comme animal tâtonnant. Les dialectes régionaux reflètent cette variabilité, indiquant une évolution via la transmission orale dans les zones francophones.

Premières mentions et documentation

Les traces écrites apparaissent dans la première moitié du XIXe siècle, comme noté par Horning (1920) dans Romania. Des publications précoces incluent la Revue des traditions populaires de 1903 (p. 445), référant à des créatures similaires comme le "tououe" breton. Une anecdote de 1934 en Vendée décrit une "chasse à la bitarde", tandis que des œuvres du XXe siècle comme Hommes et Traditions en Picardie de Yvan Brohard et Jean-François Leblond (2001) et La Vendée mythologique et légendaire de Jean-Loïc Le Quellec (1996) documentent sa persistance. La popularité croît à la fin du XIXe siècle, alignée sur les booms touristiques.

Pour illustrer les conceptualisations précoces, voici des depictions de style historique :

Variantes régionales

La diffusion du dahu à travers l'Europe met en lumière son adaptabilité, sans consensus sur une origine unique – revendications couvrent Vosges, Savoie, Alpes suisses et au-delà. Le tableau suivant résume les variantes clés :

RégionNom localDescriptionTraits ou anecdotes notables
Alpes françaises (Savoie, Haute-Savoie)DahuSemblable au chamois avec pattes asymétriquesLié aux farces touristiques ; mascotte des JO 1968.
VosgesDarou/DalouSimilaire au dahu, signalisation au HohneckChasses hivernales en forêt ; se nourrit d'aiguilles de pin.
Jura (France/Suisse)Dairi/DariVariantes reptiliennes ou aviairesChasse au sac près des points d'eau ; "rülbi" en Haut-Valais.
PyrénéesTamarou/Tamarro (Catalogne/Andorre)Adapté aux pentes volcaniquesFestivals en Vallée d’Aoste ; inversion d'asymétrie des pattes.
Bourgogne/LorraineDarhut/DarouMammifère aux habitudes nocturnesTraditions orales persistantes jusqu'aux années 1970.
Bretagne/PicardieTououe/BitardeFormes aquatiques ou aviairesIncident de farce en 1934 ; bizutage pour apprentis.

Connexions plus larges et mythes similaires

Comparaisons à des chimères médiévales, comme celles de la tapisserie de Bayeux ou des chapiteaux romans, suggèrent des influences anciennes sur les bêtes asymétriques. Globalement, il parallèle le "wild haggis" écossais ou le "gambusino" portugais, indiquant un motif universel de créatures inventées pour des farces. Des canulars pseudo-scientifiques, comme les rhinogrades de 1957, miroitent les "études" sur la biologie du dahu.

Analyse approfondie et controverses

Les débats portent sur si le dahu est un vrai folklore ou une invention moderne ; certains arguent que ses racines dans des textes anciens l'élèvent au-delà du tourisme du XIXe siècle, tandis que d'autres le voient comme une réponse à l'industrialisation. Des contre-arguments soulignent l'absence de preuves pré-XIXe siècle, suggérant une amplification via les médias (ex. : article du Monde en 2001). Des recherches futures pourraient impliquer des analyses linguistiques ou des analogies ADN avec des animaux réels, mais pour l'instant, il reste un emblème charmant de la fantaisie culturelle.

En résumé, les origines du dahu encapsulent l'ingéniosité des montagnards, mêlant échos linguistiques anciens à des dynamiques sociales du XIXe siècle pour créer une légende durable.

Citations clés

Biblio Cryptides

van Gennep, A. (1948) Le folklore des Hautes-Alpes, Tome II. J. P. Maisonneuve et Cie, Paris.

del Hoyo, J.; Elliott, A.; Sargatal, J.; Christie, D.A.; & de Juana, E. (eds.) (2013) Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona.

Ladoucette, J. C. F. (1848) Histoire, topographie, antiquités, usages, dialectes des Hautes-Alpes. Gide et Cie, Paris.

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